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Mode et mondialisation : les 6 meilleures raisons pour consommer local

Publié par Márcia de Carvalho , le

Manisfestation ouvrières textile "I don't want to die for fashion"

La fabrication textile à l'autre bout de la planète est devenue la norme et nos supermarchés regorgent de vêtements de faible qualité à petit prix. Des vêtements qui ne durent pas, qui s'usent rapidement et que l'on remplace de plus en plus vite. 

 

1 - Le textile représente un des plus grand gaspillage de la planète

mondialisation de la mode déchets de vêtementsLes occidentaux jettent en moyenne pour 400 Millions d'euros de vêtements chaque année. La surconsommation de vêtement a augmenté de 60% en 15 ans. On jette deux fois plus rapidement aujourd'hui qu'au cours des 15 années précédentes.

Pourquoi une telle évolution négative ?

Ces dernières années ont vu naître des enseignes de grande distribution de mode (Zara, H&M, Primark...) qui ont battis leur succès sur une stratégie de prix toujours plus bas : 3 € le tee shirt, 5 € le jean, 10 € le sweat... pour augmenter toujours plus leur chiffre d'affaire et inciter à consommer davantage.

Ces enseignes spécialisés et celles de la grande distribution traditionnelle ont organisé une internationalisation effrénée du réseau de fabrication de l'industrie de la mode pour tenir l'augmentation rapide des volumes de production sans se soucier des conséquence écologiques et sociales. 

 

2 - La délocalisation de la fabrication de nos vêtements entraîne la fermeture de nos usines

Les années 90 marquent le début du délestage des grandes entreprises du textile de leurs usines de production pour les relocaliser dans des pays principalement d’Asie du sud-est où la main d’œuvre y est abondante et peu chère. Les grands distributeurs se tournent alors vers des sous-traitants situés en général en Chine ou au Bangladesh, ce dernier est d'ailleurs devenu le deuxième pays de production de confection textile au monde.

Entre 2002 et 2008, le secteur du textile français a perdu globalement plus de 30% de ses salariés Il s’agit surtout de petites entreprises de moins de 50 salariés qui constituent toutefois 90% des entreprises du secteur. 

Aujourd'hui, le réseau de fabrication se complexifie et les chaines de production demeurent peu transparentes. Au bout de ces chaines il y a des usines informelles souvent en Asie du sud-est tenues par des sociétés de sous-traitance.

3 - Le coton le moins cher de la planète est produit à bas prix contre la vie de milliers de personnes

Coton du Penjab mode et mondialisationLa première zone de production de coton au monde est la région du Penjab en Inde ou des familles entières (enfants et personnes âgées inclues) survivent en produisant ce coton dans les pires conditions. 

Ils ont très peu de moyens et sont contraint d'utiliser les pesticides les moins chers sans protection. Ces produits ont été interdit en France et Europe il y a de nombreuses années.

Dans ces pays sans sécurité sociale, les maladies chroniques liées aux conditions de travail sont nombreuses, maladie du foie, cancer, insuffisance rénale... en Inde le nombre de cas de cancer est passé de 800 000 en 2001 à 1 200 000 en 2016. C'est une augmentation de 50% pour la région du Penjab.

 

4 - De plus en plus de pression sur les sous-traitants = une dégradation des conditions de vie des ouvriers du textile

Usine textile mode et mondialisationDans l’optique de garantir des prix toujours plus bas ainsi qu’une marge très positive, les grands distributeurs de vêtement font pressions sur leurs sous-traitants pour obtenir de meilleurs rendements, au détriment des petites mains. Très souvent des femmes, parfois mêmes des enfants, n’ont pas accès à leurs droits fondamentaux et doivent subsister avec des salaires inférieurs au minimum vital, avec des cadences élevées et peu de repos.

Une prise de conscience progressive a toutefois lieu, en particulier depuis l’accident du Rana Plaza à Dacca, capitale du Bangladesh. Cette tour, dont les 5 derniers étages avaient été construit sans permis, abritait plusieurs ateliers de textile et près de 5000 employés. Elle s’est effondrée en 2013, entraînant la mort de plus d’un millier de personnes. Cette tragédie révèle la précarité de la situation des sous-traitants mais surtout l’implication de grandes enseignes de la mode comme H&M et Primark dont les étiquettes ont été retrouvées sous les décombres.

A partir de là, le mouvement Fashion Revolution Day a été créé. Les internautes sont alors invités à poster sur les réseaux sociaux une photo de l’étiquette de leur vêtement avec l’hashtag #whomademyclothes (« qui a fabriqué mes habits ») pour dénoncer la provenance de leurs vêtements et les conséquences qui en découlent. Ce mouvement marque le début d’une approche plus durable et plus éthique de la mode. 

5 - Des usines de filatures et de teintures ultra polluantes et toxiques

Il faut savoir qu'une seule usine de teinture au Bangladesh ou en chine rejette en moyenne 100 000 litres d'eau polluée par jour. Dans ces pays ou le retraitement des eaux est vétuste et n'a jamais été entretenu ce sont en réalité des tonnes de polluants qui sont déversés dans les rivières sans aucun filtrage.

De plus les travailleurs des usines de filatures sont exposés à des poussières de fibres en quantité phénoménales au quotidien sans protection, et ceux qui sont en charge de la teinture de coton sont très souvent atteins de maladie liés aux produits chimiques toxiques contenu dans les teintures : Colorant et Fixateur à base de métaux lourds (chrome et plomb)

 

6 - L' Afrique c'est l'arrivée d’ouvrières textile à 18$ par mois sur le marché de la mode à petit prix

mode et mondialisationEn 2013 suite à effondrement du Rana Plaza qui a tué 1.138 personnes, H&M décide de délocaliser ses usines en Ethiopie. Aujourd'hui il y a d'immenses hangars dans la région de Dukem qui sont en fait des usines chinoises, où les superviseurs chinois font travailler des centaines d'éthiopiennes à la mode communiste avec des méthodes industrielles. On y décrit des cadences de travail mécaniques, des journées de 14 heures, des semaines sans jour de repos, des pénalités prélevées sur les salaires au moindre problème.

Des usines Turques ouvrent aussi des succursale en Éthiopie (ou il n'existe pas de salaire minimum ) les ouvriers de l’usine de la marque turque Ayka Addis Textile étaient rémunérés moins de 18 $ par mois jusqu'en 2015.

 

La solution passe par le retour du made in France

made in France chaussettes orphelinesQue ce soit par souci écologique, éthique ou la recherche d’une meilleure qualité, de plus en plus de personnes souhaitent acquérir des vêtements issus de fabrication française.

Ainsi des labels se sont développés ces dernières années pour garantir la provenance des vêtements que nous achetons, par exemple le label France Terre Textile qui impose que 75% des étapes de fabrication du vêtement ai lieu en France ou encore le label Origine France Garantie qui oblige le produit à « prendre ses caractéristiques essentielles en France ».

La France est le premier producteur mondial de LIN

Pour la fabrication des tissus vous pouvez privilégier le lin qui est une des fibres les plus écologiques avec un rendement supérieur au coton et nécessitant très peu d'engrais. La France étant le premier producteur son bilan carbone est très positif si vous privilégiez le made in France.

 

 

Chez Chaussettes Orphelines, tous nos vêtements et accessoires créés à partir du recyclage de chaussettes sont fabriqués en France.

Recyclage des chaussettesNous récupérons toutes vos petites chaussettes usées ou orphelines pour la création du fil recyclé, qui est faite à Castres, dans le sud-ouest de la France. Certains de nos accessoires sont aussi tricotés dans le sud-ouest et dans le centre de la France.

Notre petite maroquinerie et tous nos vêtements sont produits à Paris, ce qui nous a permis en 2017 d’obtenir le label « Fabriqué à Paris » développé par la Mairie de Paris et qui récompense artisans, entrepreneurs et créateurs parisiens.

Chaussettes en fil recyclé enfant Gants en fil recyclé de chaussettes orphelinesPorte monnaie en fil recyclé

Chaussettes orphelines est une véritable marque de mode éthique, 100% Made in France, 100% économie circulaire, sociale et solidaire !

Si vous souhaitez tout savoir sur les vrais travers de la mode d'aujourd'hui, nous vous offrons gratuitement un ebook complet sur ce sujet, cliquez sur le bouton ci-dessous pour en apprendre davantage sur les dessous de la mondialisation :

 

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2 commentaires


  • Bonjour Elise,
    Chacun fait évidemment comme il peut en fonction de ses moyens, mais ce qui compte vraiment c’est votre volonté de nous envoyer vos petites chaussettes orphelines, en faisant ça vous faites déjà un acte positif et écologique qui va dans le bon sens. Améliorer les choses ne passe pas obligatoirement par un acte d’achat, mais pour vous, par l’envoi de vos chaussettes au recyclage plutôt qu’a la destruction. Et ça c’est déjà énorme et on vous en remercie milles fois.

    Vous pouvez envoyer vos chaussettes par la poste en tarif lettre économique à :
    Association Chaussettes Orphelines
    2 rue des Gardes, 75018 Paris

    Marcia de Carvalho le

  • Bonjour,
    J’ai beaucoup de petites chaussettes à donner où puis-je vous les envoyer.
    J’aimerais connaître vos prix de vente. Produire en France a un coût qui est fatalement répercuté sur le prix de vente. J’ai de très faibles revenus et deux enfants. Si j’achète pas cher, ce n’ai pas parce que le sort des autres m’importe peu ni parce que l’écologie ne m’intéresse pas mais simplement parce que je n’ai pas le choix. Les produits de facture Française sont réservés à ceux qui ont les moyens…

    Élise le

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