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Apprenons à recycler nos chaussettes et tous nos déchets en local

Publié par Márcia de Carvalho , le

Manifestation devant le consulat australien à Surabaya, le 22 avril 2019. (Crédit : Ecoton.or.id)

L’année dernière, la Chine a cessé brutalement d’importer les déchets plastiques du monde entier pour des raisons environnementales. Plusieurs pays d’Asie du Sud-Est qui s’étaient placés sur le créneau laissé vacant par Pékin sont en train de renoncer. Les quantités sont telles que des importations sont faites illégalement et vers des usines sans agréments, avec évidemment peu de considération pour l’environnement.

Environ 300 millions de tonnes de plastique sont produites chaque année, selon le Fonds mondial pour la nature (WWF). Et l’essentiel finit dans des décharges ou dans les océans, générant une pollution que la communauté internationale est actuellement incapable de gérer.

On estime à 9% la quantité de plastique produite entre 1950 et 2015 qui a été recyclée.

 

Depuis 2016, les importations de plastique par la Malaisie ont triplé pour atteindre 870 000 tonnes l’an passé.

La Malaisie autorise l'importation de déchets plastique propres et homogènes à des fins de recyclage. Car les plastiques importés sont la plupart du temps ni triés ni recyclables. Alors de plus en plus de voix demandent au gouvernement d'interdire les importations de tous les déchets plastique quels qu'ils soient.

Containers de dechets plastiques

Des conteneurs remplis de déchêts plastique, à Port Klang, en Malaisie, le 28 mai 2019. (AFP - Mohd RASFAN)

 « Nous exhortons les pays développés à cesser d’expédier leurs déchets dans notre pays», a déclaré la ministre malaisienne de l'Environnement. « Nous les retournerons sans pitié à leur pays d’origine.»

Yeo Bee Yin a promis de sévir contre les importations illégales et les usines sans agrément, en qualifiant de «traîtres» les Malaisiens impliqués dans cette activité. Elle a fait fermer 150 usines illégales de recyclage et a annoncé qu'elle allait renvoyer 3000 tonnes de déchets en plastique dans leurs pays d'origine, notamment en France et aux Etats-Unis. 

 « Viens voir tes déchets. » C’est le slogan choisi pour nommer l’année 2019 par le ministère malaisien du Tourisme, des Arts et de la Culture.

La Malaisie est aujourd’hui en passe d’être plus connue pour ses bouteilles de lait français dans des décharges sauvages que pour ses plages paradisiaques. 

La sensibilisation du public européen a pris cette année une nouvelle dimension. Les reportages sur le sujet ont enfin suscité l’intérêt des pays occidentaux : crise globale des déchets plastiques et de la qualité des eaux, aberration écologique de détritus transportés sur des dizaines de milliers de kilomètres, aspects néocoloniaux du libre-échange, pitié pour des populations rendues malades par nos plastiques ou qui trouvent de quoi vivre en fouillant dans nos poubelles…

plage polluée


Nous vivons une crise mondiale des déchets

Si les pays industrialisés possèdent tous des centres de recyclage, ceux-ci ne sont pas capables pour autant d'absorber l'ensemble des détritus produits sur leur territoire. La gestion des déchets est donc devenue un business mondialisé. 

Les ménages occidentaux qui souhaitent faire un geste pour l’environnement sont encouragés à mettre tous les plastiques dans la poubelle de tri. Autant de déchets recyclés, se disent-ils, alors que ce n’est pas vrai.

Encore actuellement les plastiques neufs sont plus compétitifs que ceux issus du recyclage. Le recyclage est alors une opération à très faible valeur ajoutée qui est ainsi exportée vers l’Asie du Sud-Est…

La Malaisie a, selon Greenpeace, importé autant de déchets plastiques l’an dernier que les États-Unis n’en exportaient, la France étant le dixième de ses contributeurs, pendant que la Thaïlande a vu ses importations décupler.

Ni l’Indonésie, ni la Thaïlande ou la Malaisie n’ont de solution technique miraculeuse à leur disposition pour faire mieux. Ce sont en revanche des États aux législations environnementales peu exigeantes. Leurs populations pauvres ont du mal à faire valoir leur droit à un environnement sain ou à refuser de travailler dans les décharges qui, depuis 2018, ont surgi dans ces trois pays.

 

Pourquoi les plastiques sont-ils particulièrement exportés ?

En 2016, la France a ainsi exporté 700 000 tonnes de détritus en plastique dans le monde, d'après le ministère de la Transition écologique et solidaire. Parmi eux, il existe une multitude de catégories : "On parle abusivement du plastique au singulier" constate Jean-Claude Caudron. "Il y a pourtant des différences entre un PET, qui sert pour la fabrication des bouteilles, et un PVC, qu'on utilise beaucoup dans le bâtiment, pour les revêtements de sol et de murs, les fenêtres ou l'ameublement", détaille-t-il.

Sous le nom générique de plastique, on trouve de tout, marqué de 1 à 7.

  • 1 pour le polytéréphtalate d’éthylène (PET), celui des bouteilles d’eau ou de soda.
  • 2 pour le polyéthylène haute densité (PE-HD), celui des bouteilles de lait, d’huile ou de lessive.
  • 5 pour le polypropylène (PP) dont on fait des usages variés.

Les autres ? Les autres sont impossibles à recycler et donc sans valeur. L’enjeu du recyclage est de séparer les plastiques encore utiles du tout-venant. 

Or, ces plastiques ne se recyclent pas tous de la même manière. Certains sont très bon marché et ont donc une faible valeur ajoutée. Pour limiter les coûts de leur recyclage, les pays occidentaux préfèrent donc les envoyer à l'étranger.

 

Quelles sont les conséquences concrètes pour les pays exportateurs ?

- Aux Etats-Unis. Pour le plus grand exportateur mondial de déchets, le durcissement des règles d'importation côté chinois a eu un impact direct. Faute d'infrastructures nationales suffisantes, les usines de recyclage sont saturées. Les frais de recyclage ont explosé et des centaines de municipalité ont tout simplement arrêté de recycler leurs déchets. A Philadelphie, la moitié des déchets recyclables de ses 1,5 million d'habitants sont désormais incinérés. Soit 200 tonnes par jour. 

- En Europe. Sur le continent européen, les flux se sont réorganisés, au bénéfice de l'industrie papetière. Et les pays tentent de s'arranger entre eux. "Le Royaume-Uni a saturé les usines allemandes par exemple", explique à Actu Environnement, Pascal Genneviève, président de Federec Papier-cartons.  

En Allemagne, les prix des emballages vont sensiblement augmenter pour compenser cette nouvelle donne. "L'Allemagne a déjà le système de traitement des déchets le plus coûteux du monde. Maintenant, ça va être encore plus cher", a indiqué au Monde Eckhard Heuser, le directeur de la Fédération de l'industrie du lait. 

L'onde de choc touche toutefois moins sévèrement la France, à en croire la Federec. "Nous bénéficions d'une industrie de recyclage développée et très active", indique son président, Jean-Philippe Carpentier. "Chaque année, 500 millions d'euros sont investis par 11 000 entreprises de la branche recyclage, présentes dans tous les secteurs : ferraille, plastique, textile, papier, carton...", détaille-t-il à FranceInfo.

Quelles solutions pour un recyclage local ?

"Je souhaite que, à l'échelle européenne, on se donne comme règle que nos déchets, on les recycle en Europe", a réagi récemment François de Rugy, le ministre français de la Transition écologique, 

Le gouvernement français s'est engagé à atteindre un taux de 100% de plastique recyclé en 2025 contre 20% aujourd'hui. Actuellement, "notre industrie n'utilise que 350 000 tonnes de déchets en plastique recyclés, sur 3,5 millions de tonnes de plastique générées chaque année", pointe Roland Marion, chef adjoint du service Produits et Efficacité matière à l'Ademe.

 

Notre solution à nous,

c’est de nous passer du plastique dès que c’est possible, par du papier ou du carton qui sont des matières recyclables à l’infini. Les cavaliers de nos chaussettes sont en carton recyclé, nos enveloppes sont en papier kraft brun recyclable. 

Chez Chaussettes Orphelines, nous croyons en l’économie 100% circulaire et locale. En recyclant des chaussettes pour en faire de nouvelles chaussettes qui seront-elles-mêmes recyclables…

Nous recyclons toutes les chaussettes que vous nous déposez ou envoyez. Sauf celles qui sont encore "en couple" et en bon état que nous pouvons donner aux personnes qui en ont besoins.

En 2019 cela a représenté près de 1 tonne et demie de chaussettes triées et recyclées.

Participez avec nous à une mode plus respectueuse, une mode plus circulaire. En achetant une paire de chaussettes sur notre site, vous soutenez l'emploi local et vous participez au recyclage textile: plus nous recyclons, moins nous polluons !

 

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Crédit Photo : Manifestation devant le consulat australien à Surabaya, le 22 avril 2019. (Crédit : Ecoton.or.id)

 

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